Il nous arrive, le samedi soir, d'accueillir (au petit matin...) une jeune mariée. Avec son époux du jour elle a semé ses poursuivants, les célibataires de la noce, pour cacher le lieu de leur retraite nocturne. Elle a les bras chargés de fleurs.
Elle est venue jusqu'à nous par le biais d'une amie ou d'un voisin. Elle a réservé depuis longtemps. Elle est venue visiter un soir de novembre; elle a rêvé face aux orangers, respiré la bonne odeur du bois, des draps et des livres anciens. Elle a posé la question du petit-déjeuner et de l'heure à laquelle on pouvait le prendre. Nous l'avons rassurée, proposant de le servir au bord de la piscine ou dans l'orangerie, à midi au besoin.
Elle laisse, derrière elle, un parfum de fleur d'oranger et de nostalgie. Pour elle, comme pour nous, Bois-Briand restera associé à un des plus beaux moments de la vie.
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